-Là !...Fait-elle
en pointant le doigt sur le papier glacé, celui représentant
l'âtre...,
-regardez la pince dans le serviteur !... Le ruban !... poursuit-elle.
Devant
notre mine interrogative, elle continue, persuadée d'être la seule capable de fournir une explication à sa propre théorie.
-regardez...le
ruban imprime un angle de 90° vers l'extérieur de l'âtre, comme
flatté par un courant d'air venant de l'intérieur, un appel d'air
assez fort pour qu'il fasse un angle droit...
-tu
n'as pas pensé que cet appel d'air pourrait venir du conduit de la
cheminée...par hasard ? dis-je
-Non! Affirme-t-elle...certaine de démonter mon argument...dis-moi alors pourquoi les
cendres, au demeurant importantes placées sous les chenets ne
s'envolent pas sur le parquet ?.. Si le courant d'air venait du
conduit, nous aurions un nuage de particules cendrées disséminées
sur le sol alors que celui-ci, verni, ressemble à un miroir autour
du tablier.
-Elle
marque un point...Richard !
fait Nuyen en arbitre
Je
le conçois...ma théorie ne tient pas la route....et
doublement..puisque lors de mon premier passage, j'ai remarqué que
le conduit avait été obstrué par deux portes escamotables et
hermétiques ne laissant aucune prise au vent extérieur.
Mais
alors ? D'où cet appel d'air que je n'ai pas senti la première
fois peut-il venir ?
-Bravo...Mai !
...bien joué ! Perspicace et bien vu...ce qui soulève
la question : comment allons-nous vérifier le bien fondé de ta
théorie si nous n'arrivons pas à trouver le passage pour entrer
dans la bibliothèque ? that is the question...ma chère
Hamlet...acte 3 scène 1... ironise-je....
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire