Assis
sur un rocher,
un
enfant regarde la mer
et
ses reflets d'argent.
Il
rêve qu'il est officier
d'un
beau bateau tout blanc
allant
de terre en terre
pour
retrouver son père
disparu
dans les flots,
beaucoup trop tôt
beaucoup trop tôt
comme
tant de marins
dans
la mer, sa maîtresse
le
laissant orphelin
et
en pleine détresse...
Mais
sa pensée s'égare
et
n'était pas première,
s'il
s'évadait souvent,
c'était
pour des pays,
des
îles sous le vent
remplis
de beaux jouets
et
mille sucreries...
comme tous les enfants,
comme tous les enfants,
et chaque jour ainsi
Il
se levait d'un bond
courroucé
par son rêve.
"Au diable mes illusions,
"Au diable mes illusions,
je
m'octroie une trêve"
se
disait-il, debout
"plus
tard, j'aurai le temps..."
pensait-il sur l'instant
"c'est
mon père avant tout
qui
me manque sur l'heure
ma
mère est toute triste
et
souvent je la vois
elle
se cache et elle pleure
cette
vision m'attriste,
je frissonne et j'ai froid
je frissonne et j'ai froid
moi,
le fils du Toinou
le
marin de Bretagne,
disparu
dans les flots
à
bord du Kenavo"
Ainsi
c'est chaque jour
à
la sortie d'école
que
le fils du Toinou
s'assoit
sur ce rocher
parmi
les herbes folles
et
tous le voit passer
chaque
salut de main
de
ses frères, les marins
et
leurs bateaux qui fument
chaque
corne de brume
qui
revient vers le port
lorsque
descend le soir
est
un geste d'espoir
sur
un funeste sort.
l'espoir
d'un lendemain...
un espoir de marin.
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