Pour
ma part, il n'était plus question de partir au devant d'aventures
dans des pays que nous avions l'habitude de choisir en fonction de
critères comme la découverte et l'exotisme. Déjà, le fait de
faire un aller-retour jusqu'à Ayers Rock en plein désert australien
pour s'imprégner de l'essence spirituelle de son Yonaï, sensé lui
insuffler l'énergie indispensable à sa grossesse, avait nécessité
des concessions dont j'ai été le gagnant...en perdition.
C'est
un fait que, dans ce domaine concernant beaucoup d'hommes amoureux,
ce que femme veut.....elle réussit toujours à l'obtenir. Dieu n'y
est pour rien dans ce deal. Mesdames, nous sommes, malgré le décret
de pluviôse en 1794 et celui d'avril 1848, toujours vos esclaves.
N'en déplaise aux machos à la cuirasse trop rugueuse, je préfère
la main douce d'une femme aimante à la crosse d'un 357 même si les
deux me procurent l'adrénaline dont je suis amateur.
Et
c'est ainsi que nous partîmes...pour Saïgon. Nous avions retrouvé
quelques mois auparavant trace d'une sœur de la mère de Mai, une
vietkieu revenue au pays pour une affaire d'héritage.
Mai
n'a jamais oublié le pays qui l'a vue naître, où elle a grandi et
où elle m'a retrouvé quelques dix sept ans plus tard.
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