jeudi 11 septembre 2014

Retour à Saïgon



Pour ma part, il n'était plus question de partir au devant d'aventures dans des pays que nous avions l'habitude de choisir en fonction de critères comme la découverte et l'exotisme. Déjà, le fait de faire un aller-retour jusqu'à Ayers Rock en plein désert australien pour s'imprégner de l'essence spirituelle de son Yonaï, sensé lui insuffler l'énergie indispensable à sa grossesse, avait nécessité des concessions dont j'ai été le gagnant...en perdition.

C'est un fait que, dans ce domaine concernant beaucoup d'hommes amoureux, ce que femme veut.....elle réussit toujours à l'obtenir. Dieu n'y est pour rien dans ce deal. Mesdames, nous sommes, malgré le décret de pluviôse en 1794 et celui d'avril 1848, toujours vos esclaves. N'en déplaise aux machos à la cuirasse trop rugueuse, je préfère la main douce d'une femme aimante à la crosse d'un 357 même si les deux me procurent l'adrénaline dont je suis amateur.

Et c'est ainsi que nous partîmes...pour Saïgon. Nous avions retrouvé quelques mois auparavant trace d'une sœur de la mère de Mai, une vietkieu revenue au pays pour une affaire d'héritage.

Mai n'a jamais oublié le pays qui l'a vue naître, où elle a grandi et où elle m'a retrouvé quelques dix sept ans plus tard.

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