A
la fois surpris, déstabilisé, envahi d'interrogations
déconcertantes, mon cerveau passe par tous les stades du
remembrement neuronal car c'est bien la voix de mon frère que
j'ai reconnue. L'ouragan émotionnel a duré quelques
secondes. La suite...surseoir aux explications afin de ne pas
encombrer la communication aéronautique. Nous avons donc convenu
avec Chris d'un rendez vous commun pour les retrouvailles puis j'ai
regagné mon siège avec cette excitation qui suit une grande
nouvelle et dont on ne connaît ni les tenants ni les aboutissants.
Assis près de Mai toujours dans l'expectative, je décide de lui
dévoiler en quelques mots le motif de ma convocation.
C'est
une forme d'osmose que de retrouver les mêmes expressions du visage que
j'ai eu lors des premières secondes de l'appel....un mimétisme qui
me fait sourire mais elle se méprend de mon expression joyeuse.
-Ne
vous moquez pas de moi...xin...mon cœur ! ...
C'est
aussi bizarre, cette façon qu'elle a de mélanger sa langue
maternelle avec la mienne...lorsqu'elle est contrariée par mon
attitude...attitude qu'elle radoucit subitement en employant le terme
affectif qu'elle m'attribue...comme pour se faire pardonner...
...mais
pardonner de quoi, Seigneur !? Il y a tellement de douceur, de
tendresse dans sa voix qu'il m'est impossible voire improbable que je
lui en veuille... et c'est à moi, dans ce bref instant de flottement
réciproque, de ressentir cette culpabilité.
Je
veux m'excuser mais son sourire en coin m'apostrophe.....la
finaude...elle vient de me sentir coupable et elle s'en délecte !...
Alors...de
cette position complice, nous savourons chaque seconde et sombrons
dans une espèce de léthargie commune et apaisante.
Un
bref coup d’œil vers le hublot. C'est une belle journée qui
s'annonce...sans nuage...
Bangkok...je
savais bien que nous y retournerions.....
Au
départ de Manille, nous avions embarqué pour Los Angeles afin de
poursuivre vers St Martin avec d'autres compagnies. Un premier
décalage de 15 heures...ça ne s'improvise pas et surtout, ça
fatigue énormément aussi avons nous prévu d'y rester en stand-by
une demi-journée, le temps de récupérer.
La
ville est grouillante, agréable et...cacophonique. Le Sheraton Gateway où nous
sommes descendus se trouve près de l'aéroport. Le bruit incessant
des avions qui s'envolent ou qui atterrissent ne nous permet guère de
dormir mais de nous relaxer et par la même occasion de tirer des plans sur les prochaines vingt-quatre heures...
Ce
retour à Bangkok n'était pas prévisible du moins dans un délai
aussi court. Mais le plus important, c'est le reste du voyage...du
sable des plages surchauffées de soleil, nous allons remonter vers
le nord pour atteindre le lieu de rendez-vous fixé par Chris....le
monastère de Swayaambu..au Népal...
-Ce chaud et froid ne me dit
rien qui vaille malgré le bonheur d'y retrouver mon frère...dis-je doucement
A voir la tête de Mai...elle approuve à cent pour cent en opinant du chef...qu'elle ponctue d'un frisson.
Bonjour,
RépondreSupprimerJ'ai manqué des épisodes, il me faudra revenir en arrière, que de voyages !
Pour la question que tu as posé sur mon blog, je ne peux t'y répondre, le mieux est de laisser un commentaire sur son blog.
Très belle fin de journée.
Amitié
Prima
Ces retrouvailles avec ce frère me paraissent très importantes, je verrai par la suite...
RépondreSupprimerAmicalement.